Contes à la Brune d'Armand Silvestre est un recueil de contes d'amour dont la dédicace est datée de juillet 1888. Mélancolie et gaieté s'y mêlent au fil des saisons. L'ouvrage s'ouvre sur « L'Hymne des brunes », puis se déploie en quatre ensembles : « Contes de printemps », « Contes d'été », « Contes d'automne » et « Contes d'hiver ». La voix du narrateur passe de la confidence amoureuse à la rêverie, du souvenir à la fantaisie, en faisant constamment dialoguer les sentiments avec le spectacle de la nature. Fleurs, jardins, bois, neige, brouillards, lumière, pluie, feuilles et premiers soleils deviennent les cadres et les signes d'une passion tour à tour heureuse, inquiète, jalouse, nostalgique ou douloureuse. Parmi les textes figurent notamment « Mimosas », « Le Buis », « Au Salon », « Poème de mai », « Fête des fleurs », « En Messidor », « Bateaux rouges », « Nuit blanche », « Dans les jardins », « Dernières violettes », « Première neige », « Carnaval amoureux », « Brouillards », « Amorosa », « Mensonges », « Jacinthes » et « Premier soleil ». Plusieurs récits mêlent prose et vers, tandis que d'autres s'appuient sur le rêve, la mémoire de l'enfance, la promenade ou l'observation d'un paysage pour faire surgir une scène sentimentale. Le livre offre une succession de tableaux amoureux, souvent adressés à une femme aimée, où l'humour et l'ironie côtoient l'élan lyrique. La structure saisonnière donne au recueil son mouvement : floraisons du printemps, éclat de l'été, feuilles et fleurs tardives de l'automne, neige et brumes de l'hiver accompagnent les variations du désir, du souvenir et de l'attente.