Les pages qu'on va lire, pr?tes depuis longtemps, auraient pu ?tre livr?es ? l'impression bien avant la fin de 1902. Elles n'ont pas ?t? ?crites en vue ni ? cause de l'administration actuelle. - Seulement il ?tait in?vitable, par la nature des questions agit?es et la force des choses, que les ?v?nements de chaque jour, qu'ils appartinssent ? un r?gne ou ? un autre (et que ce soit dans le pr?sent comme ce sera dans l'avenir), n'offrissent pas des traits venant comme un nouvel avertissement et une confirmation r?p?t?e des n?cessit?s que la pr?sente ?tude a pour objet de signaler.Pour faire entendre des conseils que je crois raisonnables et urgents, je d?sirerais avoir une suffisante facult? d'exposition et surtout beaucoup de cr?dit dans l'esprit de mes concitoyens. - Puis-je, au moins, compter sur la faveur d'?tre lu et ?cout? jusqu'au bout ? Je le voudrais, certes. En tout cas, citoyen, je fais mon devoir. Je prie les uns et les autres de vouloir bien m?diter les v?rit?s de fait que je prends la libert? de soumettre ? leur r?flexion. Je les conjure de ne pas opposer une d?daigneuse indiff?rence ? des recommandations sinc?res et pratiques, - qu'on me permette de le croire, - opportun?ment dict?es par la prudence et la n?cessit? de faciliter, r?aliser, consolider l'harmonie des Pouvoirs de m?me que la r?gularit? et la v?rit? des ?lections.